photo 12 terConfronté dès mon plus jeune âge à la mort, la maladie et au chaos, je me retrouve quelques années plus tard à visiter les prisons et centres de détention dans les zones de conflits armés à travers le monde pour la Croix-Rouge internationale. De l’Afghanistan à la Bosnie, de la Somalie au Kosovo, de la Serbie à l’Ethiopie. C’est alors que j’éprouve le besoin, comme exutoire, d’exprimer mes émotions à travers la peinture. Très marqué par mon expérience humanitaire dans les Balkans, je choisis de prendre comme nom d’artiste Deçan, en hommage à une ville de l’est du Kosovo durement éprouvée par la guerre. 

Le contact au plus près de la mort, de la maladie, de l’enfermement, de la souffrance, de la torture, de l’isolement nourrit mon inspiration. Les mécanismes surpuissants de résilience développés depuis l’enfance traversent la singularité de mon travail. Autodidacte, je peins exclusivement au couteau et à même la matière, sans autre artifice. La dimension physique et instinctive est le fondement de ma démarche artistique. La recherche de l’émotion brute et dérangeante guide mon travail avec un seul objectif : permettre à chacun de s’interroger sur ce qu’il est au plus profond en questionnant sa ou ses propres vérités.

 

Deçan