photo Deçan 2 compConfronté dès mon plus jeune âge à la mort et au chaos, je me retrouve, adulte, à visiter les prisons dans les pays en guerre à travers le monde pour la Comité International de la Croix-Rouge (CICR).

De l’Afghanistan au Kosovo, j’éprouve le besoin, comme exutoire, d’exprimer mes émotions à travers la peinture. En hommage à cette expérience humanitaire, je choisis comme nom d’artiste Deçan, ville Kosovar meurtrie par le conflit.

L’expérience intime et structurante de la souffrance inspire mon travail. Les mécanismes surpuissants de résilience développés depuis l’enfance le rendent singulier. Revenu de la guerre, ma démarche devient plus introspective, me focalisant sur les liens entre le conscient et le non conscient et la dualité.

Autodidacte, je peins au couteau et à même la matière, sans autre artifice. La dimension physique et instinctive est à la base de mon travail. Je recherche l’émotion brute avec un objectif : permettre à chacun de s’interroger, avec sincérité et honnêteté sur sa nature profonde, en questionnant ses propres vérités. Pour avancer, avec force et envers et contre tout, tel un enfant, comme l’écrit Boris Cyrulnik, “poussé vers la mort qui n’a de cesse de s’inventer des stratégies de retour à la vie”.

Deçan

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